Coups de coeur du moment

Voici trois coups de coeur, que vous pouvez réserver bien sûr !

Histoires de la nuit / Laurent MAUVIGNIER
Editions de minuit, 24€

Il ne reste presque plus rien à La Bassée : un bourg et quelques hameaux, dont celui qu’occupent Bergogne, sa femme Marion et leur fille Ida, ainsi qu’une voisine, Christine, une artiste installée ici depuis des années.
On s’active, on se prépare pour l’anniversaire de Marion, dont on va fêter les quarante ans. Mais alors que la fête se profile, des inconnus rôdent autour du hameau.

L’art de maintenir le lecteur en haleine et sous pression, dans ce huis clos rural d’une rare intensité. 630 pages toutes en tension et noirceur qui m’ont accompagnée pour un vrai plaisir de lecture.

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Ce qu’il faut de nuit
Laurent PETITMANGIN
La Manufacture des livres, 16€90

C’est l’histoire d’un père veuf qui élève seul ses deux fils. Les années passent et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l’importance à leurs yeux, ceux qu’ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C’est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le cœur de trois hommes au cœur de la Lorraine.
Laurent Petitmangin, dans ce premier roman fulgurant, dénoue avec une sensibilité et une finesse infinies le fil des destinées d’hommes en devenir.

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Mauvaises Herbes
Dima Abdallah
éditions Sabine Wespieser, 20€

La perte d’un pays et le perte d’un père
Dans un premier roman qui résonne très particulièrement aujourd’hui, Dima Abdallah raconte le Liban qu’elle a dû quitter au moment de la Guerre civile. Une chronique émouvante qui est aussi un chant d’amour pour son père.
Beyrouth, 1983. C’est la guerre qui déchire le Liban et rend la vie si difficile. Mais pour la narratrice de six ans, le bruit des tirs et les déflagrations qui secouent la ville, c’est aussi le moyen de gagner un peu de temps de liberté. Elle en vient à souhaiter que les tirs redoublent d’intensité pour qu’ils soient tous renvoyés chez eux. Que son géant de père vienne prendre son petit doigt dans sa grande paume et qu’ils rentrent chez eux,
Nous aurions dû accueillir Dima Abdallah le 5 novembre à la librairie, espérons que cette rencontre puisse avoir lieu en 2021.

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