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Samedi 4 juin : jeu de piste littéraire !

Venez nombreux participer à notre jeu de piste littéraire le samedi 4 juin après midi, organisé par Enlivrez-vous, l’association des amis de la librairie.

En pièce jointe, toutes les infos ET le bulletin d’inscription.

Et on gagne des livres…

Inscriptions avant le 28 mai, au choix :

Jeudi 19 mai à partir de 20h : Paroles de polar 5 sur les souffrances au travail

Pour cette avant dernière rencontre, la librairie Folies d’encre a le plaisir de recevoir Marin Ledun, auteur de polar, pour son roman Les visages écrasés (éditions Points), et Danielle Linhart, sociologue. Nous aborderons ensemble les souffrances au travail.

Marin Ledun est un romancier français, il a été ingénieur de recherches en sciences humaines et sociales sur l’industrialisation des rapports sociaux. Son polar Les visages écrasés, sorti en 2011, a obtenu le Grand prix du roman noir et le trophée 813 :
Une femme médecin du travail dans un centre d’appels peine à s’occuper de ses patients qui sont dans des états de souffrance et de détresse extrêmes . Elle a beau se démener, elle ne semble avoir aucun poids dans le système qui broie tous ceux qui ne rentrent pas dans le moule… Mais désormais Carole sait comment les apaiser. Si leur vie est devenue un enfer, il faut la leur ôter… C’est son long cheminement qui est raconté de manière très incisive dans Les visages écrasés, un roman noir et glaçant .

Danielle Linhart est directrice de recherche au CNRS – Centre de recherche en sociologie et politique de Paris (Paris X). Spécialiste de la modernisation du travail et de l’emploi, elle a publié de nombreux livres dont La comédie humaine du travail (2015), Perte d’emploi, perte de soi (rééd. 2009), Pourquoi travaillons-nous ? (Erès, 2008), Travailler sans les autres ? (Le Seuil, 2009), La modernisation des entreprises (La Découverte, rééd. 2010).

paroles-de-polar-2016-05

Mardi 17 mai : Un livre, un plat

La soirée se déroulera autour de…

La vie rêvée des plantes de Lee Seung-U

« Kihyon voue à son grand-frère une véritable adoration et souffre d’un complexe d’infériorité alimenté par ses parents qui mettent tous leurs espoirs dans l’avenir prometteur de photographe de son frère. Mais voilà que tout s’écroule quand celui-ci perd ses deux jambes à l’armée et sombre dans l’épilepsie. Kihyon désœuvré décide d’ouvrir un bureau de détective privé et se voit contraint d’espionner sa propre mère pour un mystérieux commanditaire. La situation se complique lorsqu’il s’éprend follement de l’ancienne petite amie de son frère. Confronté à d’obscurs secrets de famille, Kihion confesse tout au long du récit sa lourde culpabilité, son espoir insensé d’être aimé. Empli de délicatesse et d’une violence bestiale, La vie rêvée des plantes irradie son pouvoir quasi hypnotique sur le lecteur. Un livre énigmatique et pénétrant. » (A livre ouvert)

Comme à l’accoutumée, chacun apporte un met salé ou sucré et / ou une boisson
Merci de nous faire savoir par mail si vous serez présent et nous vous enverrons l’adresse de la rencontre.

Très bonne lecture, à bientôt !

Trop classe ! enseigner dans le 93 : rencontre débat avec Véronique Decker, mardi 10 mai

La librairie est heureuse de vous inviter à une rencontre avec Véronique decker, pour son livre…

Trop classe ! enseigner dans le 9-3

publié chez Libertalia.

Véronique Decker éclaire par petites touches le quotidien d’une « école de banlieue ». Au fil de ses billets il est question de pédagogie, de luttes syndicales, de travail en équipe, mais surtout des élèves, des familles, des petits riens, des grandes solidarités qui font de la pédagogie un sport de combat… social.

De l’autre côté du périph. Trop classe !

Véronique Decker

Jeudi 14 avril à partir de 18h30, Paroles de polar 4 : rencontre avec Dominique Manotti

Paroles de polar et Hors limites vous invitent à une rencontre autour des violences policières en présence de l’auteur Dominique Manotti, pour son polar Bien connu des services de police, et un intervenant du collectif Urgence notre police assassine.

paroles-de-polar-2016-04Auteur de romans noirs et agrégée d’histoire, Dominique Manotti a milité au sein de divers mouvements et syndicats. Elle utilise le roman noir pour faire la chronique de notre société à travers les prismes économiques, sociaux et politiques.

 

Jeudi 31 mars à 20h : apéro littéraire musical avec l’artiste audonienne Gülay Hacer Toruk

Anatolie, chants de la terre : avec Gülay Hacer Toruk (chant, saz, doyra)

A travers ses chants, la terre d’Anatolie qui a porté et nourri tant de peuples nous livre son histoire.

Des poèmes chantés des bardes ashik d’Anatolie aux chants populaires anonymes qui content et accompagnent la vie (berceuses, chants de travail, danses, cantiques, lamentations) qui ont tant inspiré poètes et romanciers, Nazim Hikmet et Yachar Kemal.

Gülay Hacer Toruk

Mardi 29 mars à partir de 18h30 : rencontre avec Mustapha Belhocine

Cette rencontre est organisée à l’occasion de la parution de Précaire ! aux éditions Agone.

Quelques scènes d’une vie de précaire consignées par un apprenti sociologue retournant par l’écriture la domination et l’exploitation :

Devant moi, un hall gigantesque, divisé en cages grillagées sur toute la hauteur. On ne peut pas passer d’une cage à l’autre, chaque porte est surveillée par un agent de sécurité et seuls les contremaîtres peuvent ouvrir. Je suis devant un tapis roulant. Une boîte tombe du ciel, un carton arrive et je dois mettre la boîte dans le carton. Au bout de cinq minutes, je suis déjà épuisé, comment je vais tenir jusqu’à 21 heures ? Comment je vais tenir tout court ? Comment peut-on tenir plusieurs mois ?
À 19 heures les machines s’arrêtent. Je ne sentais plus mes jambes ni mes bras. Escortés par les chefs d’équipe, nous marchons d’un pas lent, en file indienne. On nous ouvre puis nous regroupe à cinquante dans une petite salle crasseuse. Il n’y a pas assez de chaises, de toute façon je n’aurais pas eu la force de m’asseoir.
— Écoutez, je sais que vous avez beaucoup travaillé, ça fait à peine cinq minutes que vous êtes en pause, mais on vient de recevoir de la marchandise. Alors on y retourne, vous récupérerez une heure ce soir, mais pour ça, faut emballer et faire ça bien !
J’interpelle un mec à côté de moi : « Putain, c’est pas possible, ils n’ont pas le droit ! C’est interdit, ils ne font pas ça tous les jours… »
— Si ! Tous les jours, c’est comme ça.

Mustapha Belhocine est ce qu’on appelle aujourd’hui un « précaire » : condamné aux contrats courts, il enchaîne des missions d’homme de ménage au pays de Mickey, de manutentionnaire dans un célèbre magasin de meubles ou de « gestionnaire de flux » chez Pôle Emploi – ce dernier poste consistant à renvoyer chez eux les impudents chômeurs venus faire leurs réclamations en direct plutôt que sur Internet.
Armé des mots de Bourdieu, d’un bagout sans faille et de réflexes réfractaires aux ordres illégitimes, il opère de lucides coups de sonde dans les bas-fonds de l’exploitation moderne. Contrairement à Florence Aubenas ou à Günter Wallraff, journalistes s’étant glissés dans la peau de précaires, Belhocine est un précaire par nécessité économique, qui écrit ce qu’il vit pour consigner les cadences, les vexations et la pénibilité, mais aussi faire éclater le ridicule, jusque dans sa langue, d’une organisation sociale exigeant de ses « castmembers opérationnels et motivés » d’avoir le « sens du jeu ».

À l’issue d’une dizaine d’années d’inscriptions chaotiques à l’université, Mustapha Belhocine est titulaire depuis 2012 d’un master de sociologie à l’EHESS. Il livre ici, à 42 ans, la synthèse de la succession picaresque des emplois à plein temps qui ont accompagné sa formation d’apprenti sociologue.

Mercredi 23 mars : Un livre, un plat

La soirée se déroulera autour de :

L’ivresse de la métamorphose, de Stefan Zweig (poche) ou toute autre œuvre

 « Elle se sent portée comme par une vague, comme par un vent divin ; depuis son enfance, sa démarche n’a jamais été si légère, si aérienne. L’ivresse de la métamorphose s’est emparée d’un être. »

Repris de cette phrase, le titre Ivresse de la métamorphose fut choisi par Knut Beck, éditeur des œuvres de Stefan Zweig, qui a établi le texte à partir des manuscrits laissés par l’auteur, et auxquels celui-ci ne put donner une forme achevée.

« Un très grand roman nourri de thèmes profondément enracinés dans la vie et l’œuvre de l’écrivain. A travers l’histoire de Christine, renvoyée à la misère d’une vie sans perspectives devenue intolérable après qu’une éphémère métamorphose lui a révélé la possibilité d’une autre existence, à travers la révolte de Ferdinand, à travers la mécanique tragique que met en branle leur rencontre, c’est tout le climat social de l’Autriche de l’entre-deux-guerres qui se révèle, avec les terribles menace dont il est porteur. » Serge Niémetz

Comme à l’accoutumée, chacun apporte un met salé ou sucré et / ou une boisson.

Merci de nous faire savoir par mail si vous serez présent et nous vous enverrons l’adresse de la rencontre.

Très bonne lecture, à bientôt !

Mardi 8 Mars à 19h30 : rencontre avec Marcos Eymar

Nous rencontrons Marcos Eymar pour son livre Hendaye (Actes Sud).

Dans un bar routier près de la frontière d’Hendaye, se terre un homme aux abois impliqué dans une dangereuse affaire criminelle de contrebande autant que dans une impossible histoire de fascination sexuelle et linguistique. Sous ses allures de roman policier, écrit dans une langue hybride truffée de néologismes, Hendaye est un roman sur les exilés de la langue, sur ceux qui n’ont pour condition et patrie que la frontière ténue entre deux mondes : l’ancien qui les rejette et le nouveau qui ne les accepte pas.

« Une traversée de deux pays, revécue jusqu’au cauchemar, dont Marcos Eymar tire un roman prometteur sur la violence durable du déracinement ». Le Monde des livres

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Mardi 16 février : Un livre, un plat

La soirée se déroulera autour de :

Jérusalem, de Gonçalo Manuel Tavares (poche)

Jérusalem illustre la capacité de l’homme à opprimer. Si les personnages sont en permanence entre raison et folie, ils sont tous en quête de salut.

Le style sobre et sec, le ton ironique et rieur sont au service d’un regard sceptique sur le genre humain. « Gonçalo M. Tavares est un écrivain qui se place dans le sillage de grands auteurs tels Kafka, Musil, Calvino ou encore Borges, mais qui a aussi des accents bibliques et des réminiscences de Dante. » (Lídia Jorge)

Comme à l’accoutumée, chacun apporte un met salé ou sucré et / ou une boisson.

Merci de nous faire savoir par mail si vous serez présent et nous vous enverrons l’adresse de la rencontre.

Très bonne lecture, à bientôt !